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Mairie
Bourg de Favières
5, rue de la Brie
77220 Favières-en-Brie
Lundi, jeudi et vendredi 15h-18h
Mardi fermé au public
Mercredi 10h-12h et 15-18h 
Samedi 10h-12h
Tél : 01 64 07 02 07
Fax : 01 64 42 00 48
mail : mairie-favieres@wanadoo.fr
 
 
Hameau de la Route-des-Grès
Possibilité de rendez-vous
en mairie annexe avec un élu
et/ou un administratif.
Téléphoner au secrétariat de mairie au 01 64 07 02 07
 
 
L'histoire du village
L'Eglise Saint-Martin et la Mairie de Favières-en-Brie
L'Eglise Saint-Martin et la Mairie de Favières-en-Brie
L'origine du nom Favières peut venir du latin « Faba » (fève), car on y cultivait des fèves, une autre origine proviendrait du mot « Febris » (fièvre), cette dernière étymologie s'expliquerait peut-être par les nombreux marais qui couvraient ce territoire, et très propres à propager cette affection.

Autrefois, on appelait ses habitants les Hiboux, parce que les seigneurs du pays portaient sur leur blason l'insigne du hibou, oiseau très répandu dans les forêts.

Il est certain que Favières existait dès avant le IXème siècle, puisqu'il est mentionné à cette époque dans le catalogue des biens de l'Abbaye de Saint-Maur des Fossés, et avait déjà le titre de paroisse.

La commune était morcelée entre Seigneurs et Religieux.

Il y avait de nombreux châteaux, tous démolis à ce jour. Mandegris démoli en 1830, La Planchette, démoli en 1847 laissant la ferme elle aussi démolie en 1940, le château de Saint-Ouen démoli en 1926 et celui d'Hermières démoli en 1951.

Sa surface est de 2 826 hectares, sur le plan d'occupation des sols de la commune, un ensemble de grands massifs forestiers représente les 2/3 de son territoire.

Le lavoir de Favières-en-Brie
Le Lavoir
Sa délimitation date du 17 juillet 1827.

La commune comprend son village Favières, son hameau de la Route-des-Grès, ses écarts les fermes de Saint-Ouen avant 1600, de la Folie, Villemigeon avant 1615, Puits-Carré avant 1724, Launaie, les Trente Arpents avant 1746, Hermières entre 1260 et 1846. Certaines n'exercent plus. Encore plus avant, la Bretèche, la Sablonnière, la Hotte, ses maisons de garde Dieulamant, la Grenouillère, le Poncelet, le Gros Bouleau, Mandegris, la Pilonnerie, la Réserve, la Belle Epine, le Chêne Galeux, la Planchette, la Quinterie, la Buanderie de Saint-Ouen, les Masselins (démolis).

Jusqu'en 1961 la famille Guy et Edmond de Rothschild possédait sur la commune de Favières 2 401 hectares sur les 2 826 hectares de superficie totale, avant d'en avoir vendu une partie à l'ONF, au district de Paris, à France Forêts et au roi du Maroc.

Au cours des siècles Favières a subi plusieurs évènements marquants :
• La peste en 262
• Une très grande famine en 889
• Une sécheresse extrême. Les plantes furent desséchées sur pieds en 1292
• Une famine horrible en 1339
• Un hiver extrêmement rigoureux en 1408
• Des pluies causant d’énormes dégâts en 1418
• Des tremblements de terre en 1682-1823-1889
• Une tempête d’une rare violence en 1689

Au fil des années Favières a connu aussi une évolution démographique : en 1881 on recensait 793 habitants dont 478 à la Route, au dernier recensement INSEE de 2009 on totalisait 1 071 habitants.

Liste des maires sous la Vème République.
- 1958 Monsieur Dortée Louis-Victor (depuis 1946)
- 1968 Monsieur Damerot Roger
- 1977 Monsieur Marsault Gustave
- 1983 Monsieur Lanoue Paul
- 1995 Monsieur Mornon Jean-Paul
- 2008 Monsieur Muro Philippe

Fêtes coutumières anciennes.
Les Roulées : se faisaient à Pâques. Les enfants de choeur passaient avec des crécelles le jeudi Saint, distribuaient dans les maisons de l'eau bénite accompagnée de chants religieux. Ils recevaient en échange des oeufs ou de l'argent.

La passée d'Août : C'était la fête à la ferme pour la fin des moissons. Sur la dernière charrette de gerbes, on accrochait un bouquet.

Le mai : Les garçons attachaient une branche aux maisons de filles en âge de se marier et les invitaient au bal offert par eux.

La fête du village : Elle se déroulait à Favières le deuxième dimanche de juillet et au Hameau de la Route-des-Grès le dernier dimanche d'août avec forains et tente de bal. Les jeunes gens portaient de la brioche chez les habitants et avec l'argent reçu, faisaient la fête avec banquet. Ils offraient l'entrée du bal aux jeunes filles du pays.

Monument funéraire Favières-en-Brie
Monument funéraire
de Mr et Mme Pierre Seriziat
Favières a connu ses moments de joie, mais malheureusement aussi la tristesse en traversant différentes guerres.

Période révolutionnaire : Chaque citoyen doit être armé pour défendre la République. Paris envoya pour cela 5 000 cartouches et 500 000 livres pour la confection d'armes au département de Seine-et-Marne, pour les soldats voulant s'enrôler. Favières fournit des denrées, des grains, de la farine pour lutter contre la famine, ainsi que des chevaux, des chariots et aussi 3 engagés volontaires sur 10 demandés au canton.

C'est aussi à cette époque, que le célèbre peintre Jacques-Louis David, représentant du peuple, fut arrêté le 10 mai 1795. Il résidait à cette période à la ferme de Saint-Ouen et fut interpellé en la maison du citoyen Sériziat , beau-frère de l'artiste peintre. Pierre Sériziat est enterré avec sa femme à Favières. Ce monument funéraire a d'abord été placé près de la grille de l'ancien château de Saint-Ouen et fait partie du patrimoine culturel de la commune. Il fut ensuite transporté au cimetière de Favières en mars 1887 par les soins du baron Edmond de Rothschild, après son acquisition du domaine de Saint-Ouen.
 
Jacques-Louis David
Jacques-Louis David
M. Seriziat
Pierre Seriziat
Mme Seriziat
Mme Seriziat
Ces toiles réalisées par le peintre Jacques-Louis David sont exposées au musée du Louvres.
Le peintre David a également réalisé des toiles pour l'Empereur Napoléon, notamment une des plus célèbres « Le Sacre de Napoléon »
 
1870-1871 guerre contre les prussiens : Cette guerre voit arriver les premiers hussards à Favières et ceux-ci prennent leur quartier général au château d'Hermières où Bismarck rend de nombreuses visites à ses troupes.
La commune devait payer des impôts aux prussiens en plus des denrées, des chevaux et de l'hébergement chez les habitants qui étaient réquisitionnés.
Dans la commune, on compte des morts, inscrits sur le monument érigé au cimetière de Favières.

1914-1918 : Lors de cette guerre contre l'Allemagne, 39 hommes de la commune sont morts et leurs noms sont inscrits sur le monument élevé en leur mémoire Place Adolphe Besoul.
Monument Raymond Robert à Favières-en-Brie
Monument Raymond Robert,
Sergent pilote de chasse tué à Favières le 3 Juin 1940

Puis c'est la seconde guerre de 1939-1945 qui fait de nouvelles victimes. Lionel Barreau, enfant du pays, trouve la mort à Dunkerque.
Les allemands arrivent à Favières le 11 juin 1940. Quelques habitants fuient à pied en emportant ce qu'ils peuvent.

La résistance s'organise contre l'occupant avec le Front National, les Francs Tireurs et Partisans et les Forces Françaises de l'Intérieur et repousse celui-ci jusqu'aux portes de Berlin.
Lors de leur retraite, les allemands commettent des crimes atroces.
Ainsi chez nous, un groupe F.F.I du Corps Franc Vengeance de Tournan, 11 jeunes de moins de 18 ans, sont pris dans la maison forestière de la Bretèche le 25 août 1944 et massacrés dans les bois de Villeneuve-Saint-Denis. Parmi eux Henri Jambois et Lucien Cotel de Favières.

De 1954 à 1962 : le conflit algérien a vu deux jeunes appelés de notre village y trouver la mort : Louis Amado et Victor Rutulo.

Favièrois morts pour la France :
Aux guerres de Révolution : Donat Galois - Edmond Durand - Narcisse Clériot - Louis Yvonet - Louis Germain - Thomas Liénard - Gustave Olivier - Brica Charles - Tridou

1870 : Paul Olivier - Albert Olivier

1914-1918 : Alluard Thiers - Bierry Auguste - Bihours Marcel - Boiteux Henri - Boulanger Camille - Caillet Edmond - Chipaux Firmin - Cotel Eugène - Delcroix Georges - Désobeau Louis - Fleury Alphonse - Frémont Paul - Gaugé Pierre - Gomot Maurice - Hanniquet Charles - Henry Léon - Houdry Ernest - Hureau Henri - Hureau Albert - Joly Gabriel - Laurent Jules - Laurent Georges - Marsault Aimé - Marsault Gustave - Martin Jules - Morin Marcelin - Olivier Paul - Olivier Robert - Oudry François - Perrot Marius - Poirier Raoul - Poussin Maxime - Quintin Louis - Siot André - Thévenin Albert - Umark Pierre - Yvonet Fernand.

1939-1945 : Barreau Lionel - Cotel Lucien - Darche Georges - Défaut Edouard - Jambois Henri - Lebrun Jacques
 
 
Personnages célèbres
* Abbé Edme Pirot, docteur en Sorbonne (1661)
* Jacques-Louis David, qui résida à la Ferme de Saint-Ouen
* Bismarck a séjourné à Favières situé en territoire d’occupation Prusienne durant la guerre de 1870-1871.
* Mme Stéphanie Laurent née et mariée à Favières, Grand-mère de Jean Mermoz
 
 
Monuments
ancien bureau de Poste de FavièresAncienne Poste :
Ce bâtiment abrite d’abord un presbytère.
A la demande de la population, y est inauguré le premier bureau de poste le 1er juillet 1908.
Favières avait déjà une boîte aux lettres depuis 1830 puis une seconde en 1893.
Le bureau de poste est supprimé en 1970.
 
Salle des fêtes de FavièresSalle des fêtes :
Construction d’un bâtiment à usage de stockage de matériels en 1965 sous le mandat de Monsieur Louis-Victor Dortée (L 24 m et l 10.75 m).
Fermeture du hangar en 1966-1967.
Construction en dur de la scène et du bar en 1978 par les cantonniers Monsieur Masuet et Monsieur Nolin.
Installation du chauffage et du faux plafond en 1979.
 
Lavoir et abreuvoir :
Lavoir et abreuvoir de FavièresRéhabilitation de l’abreuvoir dans le cadre d’un chantier école piloté par l’Association Initiatives 77 et le district de la Brie Boisée, à partir de 1998, car celui-ci avait été comblé et transformé en parking en 1963.
La construction du lavoir remonte à 1891 et la réfection de la toiture a été effectuée en 2006, suivie par la rénovation en 2007 du ravalement extérieur par les chantiers école avec le concours de l’Association Initiatives 77, le Syndicat d’Initiative Centre Brie, de la Communauté de communes de la Brie Boisée ainsi que de l’Association du Patrimoine et l’Association des pêcheurs.
 
École de Favières :
Mairie et école de FavièresLa première école au 12 rue Lucien Cotel est typique du 19ème siècle, elle est tenue par des religieuses jusqu’au début du 20ème siècle. En 1842, les parents payent suivant le niveau d’instruction, de 75 centimes pour apprendre à lire à 1 franc 50 pour apprendre à lire et à écrire.
On y compte 50 enfants en hiver et 20 en été car ceux-ci étaient indispensables aux travaux des champs.
Entre 1861 et 1862, la commune engage la construction d’une mairie avec l’école de garçons et le logement de l’instituteur (aile gauche de la façade actuelle).
Elle est agrandie au début du 20ème siècle par l’école de filles et la classe enfantine et fut inaugurée le 8 octobre 1905.
 
Église Saint-Martin :
Église Saint-Martin à FavièresFavières est déjà une paroisse au 9ème siècle et citée dans le catalogue des biens de l’Abbaye d’Hermières fondée en 1160. Au début du 13ème siècle, la puissante famille de Garlande a acquis les parts des abbés de Saint-Maur et d’Hermières.
Il n’y a pas de données certaines sur l’époque de la construction de l’église, mais la partie la plus ancienne (vers l’autel de la Vierge) étant de style Roman, il y a tout lieu de penser qu’elle date du 11ème siècle.
La tour du clocher date sensiblement de la même époque et mesure maintenant 35 mètres de haut.
Celle-ci a été légèrement raccourcie en 1893 suite à des dommages causés par la foudre.
Le clocher Roman massif abrite une cloche en fonte de 450 kg, baptisée Françoise-Charlotte.
Datant de 1739, cette cloche est l’œuvre de Louis Gaudineau, fondeur à Lieusaint.
Le clocher fut rénové en 2007 et la cloche remise en fonction le 19 septembre 2009, après 50 ans de silence.
Vitrail de l'église Saint-Martin à Favières-en-Brie
Vitrail de l'église Saint-Martin
A l’époque, il y avait une seconde cloche sensiblement identique, mais celle-ci a été portée à l’hôtel des monnaies pendant la Révolution. Les lois ordonnaient que les églises ne devaient conserver qu’une seule cloche, et les autres devaient être fondues pour fabriquer des canons.
Les parties centrales de l’église (la nef et le chœur) ont été construites après le 11ème siècle.
L’église a été refaite en partie au 17ème siècle et en 1724 l’autorisation fut donnée de faire des coupes dans le bois d’Hermières pour la reconstruction du chœur.
Les boiseries du chœur et du maître-autel datent du 18ème siècle.
Le grand vitrail, face à la porte d’entrée, datant du milieu du 19ème siècle, a été entièrement restauré en 2005.
Cette même année, tous les vitraux de la nef ont été remplacés par des créations d’un maître verrier (Nicolas Alexandre, Les Vitraux de l'Arbalète).
Jusqu’en 1862, l’église était entourée d’un cimetière clos de murs.
En 1876, les tilleuls furent plantés.
 
Ecole de la Route des GrèsLa Route-des-Grès :
Le hameau de la Route-des-Grès possède aussi son école et sa chapelle.

En 1868, l’école de la Route-des-Grès était à côté de la chapelle et tenue par des religieuses.
En 1905 eut lieu la construction de l’école et l’agrandissement de l’école du Bourg, sous le mandat de Monsieur Lucien Geoffroy, de même que l'agrandissement de l’école des garçons et sa transformation en école mixte.
Aujourd’hui cette école est toujours en activité et accueille les élèves de CM2 du S.I.R.P. Mairie annexe de la Route des Grès


La chapelle de la Route-des-Grès est construite en 1858 à l’initiative de Monsieur Moïana, alors propriétaire du Domaine d’Hermières, qui en fait don par testament en 1876 à la commune de Favières.

Cette chapelle de plan rectangulaire, sans transept, se fait remarquer par une abside en hémicycle et une nef plafonnée.
La façade est surmontée d’un petit campanile abritant une cloche.
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