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L’origine du nom Favières peut venir du latin « Faba » (fève), car on y cultivait des fèves, une autre origine proviendrait du mot « Febris » (fièvre), cette dernière étymologie s’expliquerait peut-être par les nombreux marais qui couvraient ce territoire, et très propres à propager cette affection.

Autrefois, on appelait ses habitants les Hiboux, parce que les seigneurs du pays portaient sur leur blason l’insigne du hibou, oiseau très répandu dans les forêts.

Il est certain que Favières existait dès avant le IXème siècle, puisqu’il est mentionné à cette époque dans le catalogue des biens de l’Abbaye de Saint-Maur des Fossés, et avait déjà le titre de paroisse.

La commune était morcelée entre Seigneurs et Religieux.

Il y avait de nombreux châteaux, tous démolis à ce jour. Mandegris démoli en 1830, La Planchette, démoli en 1847 laissant la ferme elle aussi démolie en 1940, le château de Saint-Ouen démoli en 1926 et celui d’Hermières démoli en 1951.

Sa surface est de 2 826 hectares, sur le plan d’occupation des sols de la commune, un ensemble de grands massifs forestiers représente les 2/3 de son territoire.
Sa délimitation date du 17 juillet 1827.

L’Eglise Saint-Martin et la Mairie de Favières-en-Brie

Découvrez l’histoire de l’église Saint-Martin (pdf, 14 pages)

La commune comprend son village Favières, son hameau de la Route-des-Grès, ses écarts les fermes de Saint-Ouen avant 1600, de la Folie, Villemigeon avant 1615, Puits-Carré avant 1724, Launaie, les Trente Arpents avant 1746, Hermières entre 1260 et 1846. Certaines n’exercent plus. Encore plus avant, la Bretèche, la Sablonnière, la Hotte, ses maisons de garde Dieulamant, la Grenouillère, le Poncelet, le Gros Bouleau, Mandegris, la Pilonnerie, la Réserve, la Belle Epine, le Chêne Galeux, la Planchette, la Quinterie, la Buanderie de Saint-Ouen, les Masselins (démolis).

Jusqu’en 1961 la famille Guy et Edmond de Rothschild possédait sur la commune de Favières 2 401 hectares sur les 2 826 hectares de superficie totale, avant d’en avoir vendu une partie à l’ONF, au district de Paris, à France Forêts et au roi du Maroc.

Au cours des siècles Favières a subi plusieurs évènements marquants :
• La peste en 262
• Une très grande famine en 889
• Une sécheresse extrême. Les plantes furent desséchées sur pieds en 1292
• Une famine horrible en 1339
• Un hiver extrêmement rigoureux en 1408
• Des pluies causant d’énormes dégâts en 1418
• Des tremblements de terre en 1682-1823-1889
• Une tempête d’une rare violence en 1689

Au fil des années Favières a connu aussi une évolution démographique : en 1881 on recensait 793 habitants dont 478 à la Route, au dernier recensement INSEE de 2009 on totalisait 1 071 habitants.

Liste des maires sous la Vème République.
– 1958 Monsieur Louis-Victor Dortée (depuis 1946)
– 1968 Monsieur Roger Damerot
– 1977 Monsieur Gustave Marsault
– 1983 Monsieur Paul Lanoue
– 1995 Monsieur Jean-Paul Mornon
– 2008 Monsieur Philippe Muro
– 2014 Monsieur Jean-Claude Martinez
– 2020 Monsieur Daniel Patu

Fêtes coutumières anciennes.
Les Roulées : se faisaient à Pâques. Les enfants de chœur passaient avec des crécelles le jeudi Saint, distribuaient dans les maisons de l’eau bénite accompagnée de chants religieux. Ils recevaient en échange des œufs ou de l’argent.

Monument funéraire de Mr et Mme Pierre Seriziat

La passée d’Août : C’était la fête à la ferme pour la fin des moissons. Sur la dernière charrette de gerbes, on accrochait un bouquet.

Le mai : Les garçons attachaient une branche aux maisons de filles en âge de se marier et les invitaient au bal offert par eux.

La fête du village : Elle se déroulait à Favières le deuxième dimanche de juillet et au Hameau de la Route-des-Grès le dernier dimanche d’août avec forains et tente de bal. Les jeunes gens portaient de la brioche chez les habitants et avec l’argent reçu, faisaient la fête avec banquet. Ils offraient l’entrée du bal aux jeunes filles du pays.

Favières a connu ses moments de joie, mais malheureusement aussi la tristesse en traversant différentes guerres.

Période révolutionnaire : Chaque citoyen doit être armé pour défendre la République. Paris envoya pour cela 5 000 cartouches et 500 000 livres pour la confection d’armes au département de Seine-et-Marne, pour les soldats voulant s’enrôler. Favières fournit des denrées, des grains, de la farine pour lutter contre la famine, ainsi que des chevaux, des chariots et aussi 3 engagés volontaires sur 10 demandés au canton.

C’est aussi à cette époque, que le célèbre peintre Jacques-Louis David, représentant du peuple, fut arrêté le 10 mai 1795. Il résidait à cette période à la ferme de Saint-Ouen et fut interpellé en la maison du citoyen Sériziat , beau-frère de l’artiste peintre. Pierre Sériziat est enterré avec sa femme à Favières. Ce monument funéraire a d’abord été placé près de la grille de l’ancien château de Saint-Ouen et fait partie du patrimoine culturel de la commune. Il fut ensuite transporté au cimetière de Favières en mars 1887 par les soins du baron Edmond de Rothschild, après son acquisition du domaine de Saint-Ouen.

Jacques-Louis David
Pierre Seriziat
Mme Seriziat

Ces toiles réalisées par le peintre Jacques-Louis David sont exposées au musée du Louvres.
Le peintre David a également réalisé des toiles pour l’Empereur Napoléon, notamment une des plus célèbres « Le Sacre de Napoléon »

1870-1871 guerre contre les prussiens : Cette guerre voit arriver les premiers hussards à Favières et ceux-ci prennent leur quartier général au château d’Hermières où Bismarck rend de nombreuses visites à ses troupes.
La commune devait payer des impôts aux prussiens en plus des denrées, des chevaux et de l’hébergement chez les habitants qui étaient réquisitionnés.
Dans la commune, on compte des morts, inscrits sur le monument érigé au cimetière de Favières.

Monument Raymond Robert, Sergent pilote de chasse tué à Favières le 3 Juin 1940

1914-1918 : Lors de cette guerre contre l’Allemagne, 39 hommes de la commune sont morts et leurs noms sont inscrits sur le monument élevé en leur mémoire Place Adolphe Besoul.

Puis c’est la seconde guerre de 1939-1945 qui fait de nouvelles victimes. Lionel Barreau, enfant du pays, trouve la mort à Dunkerque.
Les allemands arrivent à Favières le 11 juin 1940. Quelques habitants fuient à pied en emportant ce qu’ils peuvent.

La résistance s’organise contre l’occupant avec le Front National, les Francs Tireurs et Partisans et les Forces Françaises de l’Intérieur et repousse celui-ci jusqu’aux portes de Berlin.
Lors de leur retraite, les allemands commettent des crimes atroces.
Ainsi chez nous, un groupe F.F.I du Corps Franc Vengeance de Tournan, 11 jeunes de moins de 18 ans, sont pris dans la maison forestière de la Bretèche le 25 août 1944 et massacrés dans les bois de Villeneuve-Saint-Denis. Parmi eux Henri Jambois et Lucien Cotel de Favières.

De 1954 à 1962 : le conflit algérien a vu deux jeunes appelés de notre village y trouver la mort : Louis Amado et Victor Rutulo.

Favièrois morts pour la France :

Aux guerres de Révolution : Donat Galois – Edmond Durand – Narcisse Clériot – Louis Yvonet – Louis Germain – Thomas Liénard – Gustave Olivier – Brica Charles – Tridou

1870 : Paul Olivier – Albert Olivier

1914-1918 : Alluard Thiers – Bierry Auguste – Bihours Marcel – Boiteux Henri – Boulanger Camille – Caillet Edmond – Chipaux Firmin – Cotel Eugène – Delcroix Georges – Désobeau Louis – Fleury Alphonse – Frémont Paul – Gaugé Pierre – Gomot Maurice – Hanniquet Charles – Henry Léon – Houdry Ernest – Hureau Henri – Hureau Albert – Joly Gabriel – Laurent Jules – Laurent Georges – Marsault Aimé – Marsault Gustave – Martin Jules – Morin Marcelin – Olivier Paul – Olivier Robert – Oudry François – Perrot Marius – Poirier Raoul – Poussin Maxime – Quintin Louis – Siot André – Thévenin Albert – Umark Pierre – Yvonet Fernand.

1939-1945 : Barreau Lionel – Cotel Lucien – Darche Georges – Défaut Edouard – Jambois Henri – Lebrun Jacques

Personnages célèbres :

* Abbé Edme Pirot, docteur en Sorbonne (1661)
* Jacques-Louis David, qui résida à la Ferme de Saint-Ouen
* Bismarck a séjourné à Favières situé en territoire d’occupation Prusienne durant la guerre de 1870-1871.
* Mme Stéphanie Laurent née et mariée à Favières, Grand-mère de Jean Mermoz

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